Participer à une activité d’autoapprentissage

Trois personnes en discussion

IMPORTANT

Maximum de 15 heures par période de référence

Lecture

Un article, un livre ou un chapitre de livre pertinent dans l’exercice de sa profession. Une heure de lecture correspond à 1 HFC.

Documentation à conserver

La documentation suivante doit être conservée pendant deux ans :

  • Référence de l’article, du livre ou du chapitre de livre
  • Rédaction d’un court texte (3 500 caractères, incluant les espaces) expliquant les objectifs visés par la lecture et articulant les objectifs atteints

Être mentoré dans une relation de mentorat

Le mentorat s’inscrit davantage dans une perspective de formation continue et de transmission des savoirs. Cette approche implique l’établissement d’un lien interpersonnel entre une personne d’expérience – le mentor – et une autre moins expérimentée – le mentoré – en vue d’assurer un transfert de connaissances et de compétences. Misant sur l’engagement mutuel, le mentor agit comme un guide qui accompagne le mentoré à travers son processus de réalisation et les diverses transitions que cela implique (Fontaine, 2006, cité dans OTSTCFQ, 2009, p. 7-8). La participation du membre doit être active (en présentiel ou en ligne).

Documentation à conserver

La documentation suivante doit être conservée pendant deux ans :

  • Entente signée entre les parties précisant les objectifs visés par le mentorat
  • Lettre confirmant le nombre d’heures de mentorat et les objectifs atteints

Groupe de discussion

Définition et visée

  • Le groupe de discussion est une approche de formation qui mise sur le partage de bonnes pratiques, les échanges d’informations et d’outils entre les participants pour l’atteinte d’objectifs d’amélioration de sa pratique professionnelle.
  • La discussion ou la délibération est orientée vers un sujet d’intérêt commun.
  • Le groupe de discussion vise l’atteinte d’un objectif commun aux membres du groupe.

Modalités

  • Les rencontres peuvent avoir lieu en présentiel ou en ligne
  • Le nombre maximum de participants est de vingt
  • Les heures de discussion sont réparties en un minimum de six (6) rencontres
  • La durée d’une rencontre est d’au moins deux (2) heures. Elle est de trois (3) heures si le nombre de participants est de 20
  • Les heures de pause et de réseautage sont exclues
  • Le groupe s’entend sur un objectif
  • Un programme est établi pour l’ensemble des rencontres, proposé par l’animateur et validé avec les membres
  • Chaque rencontre comprend des exposés et des discussions autour de plusieurs sous-thèmes (liés au grand thème du groupe)
  • Le groupe de discussion est fermé et structuré
  • Le groupe de discussion est sous la conduite d’un animateur
  • Des invités extérieurs au groupe peuvent venir faire de courtes présentations thématiques

Animateur

  • L’animateur a une formation ou l’expérience en ce qui a trait à l’animation d’un groupe de discussion. De plus, il possède une bonne connaissance du thème du groupe, sans être nécessairement l’expert de chaque rencontre
  • L’animateur est une personne extérieure au groupe. Si cela n’est pas possible, le groupe identifie un participant qui sera le gardien du processus pour l’ensemble des rencontres du groupe. La ou les personnes désignées comme animateurs ont les compétences pour faire l’animation du groupe.
  • L’animateur n’a pas d’autorité administrative sur les participants. En aucun temps, dans le cadre de ses fonctions ou de son travail, l’animateur est celui qui évalue le travail des participants
  • Pour assurer la confidentialité des échanges, il peut être préférable que l’animateur et chaque participant signent un formulaire d’engagement de confidentialité
  • L’animateur organise, contrôle, clarifie et facilite le processus. Il est garant de l’objectif que le groupe s’est fixé. Il suscite la participation et l’engagement de tous les membres et cherche à approfondir les discussions

Participant

  • Le participant s’engage à être présent à toutes les rencontres, et ce, afin de contribuer à une véritable cohésion du groupe. Sa participation doit être active
  • Le participant détermine ses besoins et objectifs d’apprentissage et procède l’évaluation des acquis

Documentation à conserver

La documentation suivante doit être conservée pendant deux ans :

  • Document précisant :
    • le lieu
    • les dates des rencontres
    • la durée des rencontres
    • le nombre de participants
    • un document détaillant les thèmes pré-établis des rencontres et la formule d’animation
    • l’ordre du jour des rencontres avec les références en lien avec les thèmes présentés et discutés

Groupe de codéveloppement

Les informations pour cette activité d’autoapprentissage proviennent de l’Association québécoise du codéveloppement professionnel

Définition et visée

  • Le groupe de codéveloppement professionnel est une approche de formation qui mise sur les interactions entre les participants pour favoriser l’atteinte de l’objectif fondamental : améliorer sa pratique professionnelle
  • Le groupe de codéveloppement professionnel vise à élargir les capacités d’action et de réflexion de chaque membre du groupe en mettant l’accent sur le partage d’expériences, sur la réflexion individuelle et collective, sur les interactions structurées entre praticiens expérimentés

Modalités

  • Les rencontres peuvent avoir lieu en présentiel ou en ligne
  • Le nombre de participants est de quatre (4) à huit (8) personnes
  • La durée d’une rencontre est d’au moins deux (2) heures. Les heures de pause et de réseautage sont exclues
  • Les rencontres ont lieu selon un rythme déterminé, de deux à cinq semaines, sur une période variant de six mois à un an (pouvant être prolongée sur plusieurs années tant que la formule répond aux besoins des membres)
  • Chaque rencontre est divisée entre la consultation proprement dite (il peut y en avoir une ou plusieurs selon le temps disponible) et d’autres activités qui visent à satisfaire d’autres développements professionnels
  • L’un après l’autre, les participants prennent le rôle de client pour exposer l’aspect de leur pratique qu’ils veulent améliorer ou les questions que leur pose l’évolution de leur projet pendant que les autres agissent comme consultants pour aider ce client à enrichir sa compréhension (penser) et sa capacité d’action (agir)
  • Le groupe de codéveloppement se déploie selon un modèle reconnu

Animateur

  • Compte tenu du déroulement particulier de groupes de codéveloppement, l’animateur a une formation ou l’expérience nécessaire pour animer ce type de groupe.
  • Si le groupe se réunit dans le cadre du travail, l’animateur n’a pas d’autorité administrative sur les participants. En aucun temps, dans le cadre de ses fonctions ou de son travail, l’animateur est celui qui évalue le travail des participants
  • Pour assurer la confidentialité des échanges, il peut-être préférable que l’animateur et chaque participant signent un formulaire d’engagement de confidentialité
  • L’animateur soutient l’accompagné tout en se préoccupant des besoins et des apprentissages des accompagnants
  • L’animateur instaure un climat de confiance. Il clarifie le fonctionnement du groupe. Il équilibre la participation. Il assure la bonne gestion interne des rencontres (temps, participation, etc.). Il favorise les interactions dans le groupe

Participant

  • Le participant s’engage à participer à toutes les rencontres, et ce, afin de contribuer à une véritable cohésion du groupe
  • Chaque participant est responsable d’amener, à tour de rôle, du matériel et des histoires de cas à discuter
  • Le participant détermine ses besoins et objectifs d’apprentissage et procède l’évaluation des acquis

Documentation à conserver

La documentation suivante doit être conservée pendant deux ans :

  • Texte écrit par le membre précisant les objectifs par la participation au groupe et articulant comment sa participation au groupe a contribué au développement de ses compétences
  • Document précisant :
    • le lieu
    • les dates des rencontres
    • la durée des rencontres
    • le nombre de participants
    • le nom de l’animateur
    • l’ordre du jour

Supervision de groupe

Définition et visée

  • La supervision est un processus de réflexion interactif, continu et formel entre un superviseur et un supervisé portant sur l’analyse de la pratique de ce dernier (OTSTCFQ (2010), Guide sur la supervision professionnelle des travailleurs sociaux) (PDF, 632 Ko)
  • Elle a pour but d’encourager une compréhension approfondie de la situation du client en favorisant le transfert des connaissances vers la pratique. Elle encourage la réflexion afin de comprendre la portée des décisions cliniques

Modalités

  • Les rencontres peuvent avoir lieu en présentiel ou en ligne
  • Le nombre de participants est de quatre (4) à 10 professionnels
  • Les participants peuvent être issus de différentes professions
  • Les rencontres se tiennent sur un rythme déterminé (ex : à toutes les trois semaines) sur une période pouvant aller de quelques semaines à un an
  • La durée des rencontres est d’au moins une heure et accrue selon le nombre de participants

Superviseur

  • Le superviseur a une formation ou l’expérience nécessaire pour faire de la supervision de groupe
  • Le superviseur est une personne extérieure au groupe (il n’est pas un membre du groupe/participant)
  • Si le groupe se réunit dans le cadre du travail, le superviseur n’a pas d’autorité administrative sur les participants. En aucun temps, dans le cadre de ses fonctions ou de son travail, le superviseur est celui qui évalue le travail des participants
  • Pour assurer la confidentialité des échanges, il peut être préférable que l’animateur et chaque participant signent un formulaire d’engagement de confidentialité
  • Le superviseur offre aux participants de la guidance et leur fait bénéficier de son expérience professionnelle
  • Le superviseur encourage les échanges et la réflexion entre les supervisés
  • Voir le Guide sur la supervision professionnelle des travailleurs sociaux (2010) de l’OTSTCFQ (PDF, 632 Ko)

Participant

  • Le participant s’engage à participer à toutes les rencontres, et ce, afin de contribuer à une véritable cohésion du groupe. La participation du membre doit être active.
  • Il prépare le ou les cas qu’il souhaite présenter.
  • Il détermine ses besoins et objectifs d’apprentissage et en fait part à son superviseur puis procède à l’évaluation de ses acquis.
  • Voir le Guide sur la supervision professionnelle des travailleurs sociaux (2010) de l’OTSTCFQ (PDF, 632 Ko)

Documentation à conserver

La documentation suivante doit être conservée pendant deux ans :

  • L’identification du superviseur
  • Le contrat de supervision, incluant les ententes et les objectifs d’apprentissage convenus entre les partis
  • L’attestation signée par le superviseur du nombre d’heures de supervision réalisées durant la période ainsi que la confirmation de l’atteinte des objectifs d’apprentissage

Communauté de pratique

Les communautés de pratique peuvent prendre différentes formes et regrouper un nombre très variable d’individus. Elles sont des « groupes de personnes qui se rassemblent afin de partager et d’apprendre les uns des autres, face à face ou virtuellement. Elles peuvent être ouvertes ou fermées. Les participants sont tenus ensemble par un intérêt commun dans un champ de savoir et sont conduits par un désir et un besoin de partager des problèmes, des expériences, des modèles des outils et les meilleures pratiques. Les membres de la communauté approfondissent leurs connaissances en interagissant sur une base continue et à long terme, et développent un ensemble de bonnes pratiques » (Source : Travaillerapprendre et collaborer en réseau, Cefrio, 2005) (PDF, 3,05 Mo). Les communautés de pratique visent aussi le transfert de connaissances, les échanges sociaux et professionnels et la co-construction de connaissances. Elles peuvent être spontanées ou découler d’une demande d’un milieu de travail. Elles regroupent des gens de différents niveaux d’expertise et se dotent d’une chartre de fonctionnement. Des personnes extérieures à la communauté de pratique peuvent être mises à contribution de façon ponctuelle.

Le membre qui s’y engage le fait pour au moins 6 à 8 rencontres consécutives auxquelles participent 8 à 20 personnes et s’assure que la communauté de pratique de déploie selon un modèle reconnu.

Référence : Guide d’animation des communautés de pratique en centres de la petite enfance et bureaux coordonnateurs de la garde en milieu familial. Québec : Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Documentation à conserver

La documentation suivante doit être conservée pendant deux ans :

  • Identification des personnes ou de l’organisation qui supportent la communauté de pratique
  • La charte de fonctionnement de la communauté
  • Registre des dates des rencontres auxquelles vous avez assisté, comprenant :
    • le lieu
    • les dates des rencontres
    • la durée des rencontres
    • le nombre de participants
    • le nom de l’animateur
    • les sujets abordés
  • Tout document ayant résulté de la communauté de pratique pouvant être pertinent (artéfact)

Assister à une activité d’au plus 90 minutes

Il s’agit de la participation à une activité prévue au 1er alinéa de l’article 3, d’une durée d’au plus 90 minutes. Elle doit être en lien avec l’exercice direct ou indirect de la profession. Idéalement, elle s’adresse à des professionnels et se base sur des données probantes. Cette activité peut être réalisée en salle ou en ligne et le participant ne reçoit ni attestation ni documentation sur l’activité.

Si toutefois l’activité est reconnue, se référer à la section «Participer à des cours, séminaires, colloques, conférences ou congrès».

Documentation à conserver

La documentation suivante doit être conservée pendant deux ans :

  • Descriptif et objectif(s) de l’activité. Si non disponibles, élaborer un court descriptif
  • Référence de l’activité : titre, lieu (si en présentiel), date de participation, nom(s) du ou des formateurs ou conférenciers, adresse URL (si en ligne), entité responsable de la diffusion de l’activité
  • Attestation de participation, si émise
  • Rédaction d’un court texte (3 500 caractères, incluant les espaces) expliquant les objectifs visés par la participation à l’activté et articulant les objectifs atteints

Autoréflexion dans le cadre d’une inspection professionnelle par l’Ordre

La démarche d’autoréflexion dans le cadre d’une inspection professionnelle par l’Ordre compte pour 7 HFC en tant qu’activité d’autoapprentissage.

Documentation à conserver

La documentation suivante doit être conservée pendant deux ans :

  • Lettre officielle de l’Ordre qui atteste de l’inspection professionnelle

Exemples d’activités conformes aux exigences

  • Être supervisé comme travailleur social dans une supervision de groupe en lien avec la santé mentale
  • Être supervisé par un travailleur social ou un thérapeute conjugal et familial détenteur du permis de psychothérapeute
  • Faire partie d’une communauté de pratique regroupant des chercheurs, des intervenants et des gestionnaires de programme en délinquance juvénile en participant à des rencontres périodiques dans le but d’améliorer les pratiques dans ce champ d’intervention
  • Être mentoré par un travailleur social dans un établissement dans le cadre d’un programme de la relève des cadres
  • Lire un article scientifique en lien avec une pratique particulière
  • Avoir fait la démarche d’autoréflexion dans le cadre d’une inspection professionnelle par l’Ordre
  • Visionner une conférence rediffusée sur YouTube, donnée dans le cadre d’un colloque

Exemples d’activités non conformes aux exigences

  • Consultation ponctuelle auprès d’un membre travailleur social superviseur
  • Participation à des rencontres clinico-administratives
  • Groupe d’entraide
  • Assister à une première rencontre d’information avec un groupe de professionnels dans le cadre d’une activité d’autoapprentissage et ne pas poursuivre la démarche
  • Consultation ponctuelle auprès d’un collègue expérimenté pour avoir un conseil dans le cadre de son intervention
  • Interactions sur un forum en ligne sur le travail social
  • Lecture de réflexions sur un blogue
  • Être orienté par un collègue dans le cadre de nouvelles fonctions
  • Faire le point sur sa charge de cas lors d’une rencontre d’équipe avec un supérieur ou un conseiller clinique

Références

1. http://www.cefrio.qc.ca/media/uploader/2_travailler_apprendre_collaborer.pdf
2. https://www.usherbrooke.ca/toxicomanie/fileadmin/sites/toxicomanie/documents/2e_cycle_Maitrise/Essais_synthese/2015/Isabelle_Claude-ESSAI_FINAL_MIT-_15_avril_2015.pdf
3. http://www.tact.fse.ulaval.ca/fr/html/prj-7.1/commune2.html
4. https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/documents/bise/communaute_pratique_changements_climatiques.pdf
5. http://www.cnfs.ca/wp-content/uploads/2015/09/a-chacun-son-modele.pdf
6. http://recitsrecettes.org/sites/default/files/davel_ettremblay_communautes_prat.pdf
7. http://otstcfq.org/docs/documents-accueil/guide_supervision.pdf?sfvrsn=1

Les informations suivantes sont extraites du Règlement sur la formation continue obligatoire des membres de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec (C-26, r. 291.1)

Vous devez choisir, parmi les activités de formation continue admissibles (prévues au programme d’activités de formation continue adopté par l’Ordre en application de l’article 5 ou reconnues par l’Ordre en application des articles 6 à 11 qui sont liées à l’exercice de la profession) celles qui répondent le mieux à vos besoins.

Ces activités de formation continue admissibles peuvent être les suivantes:

  1. la participation à des cours, séminaires, colloques, conférences ou congrès offerts par des formateurs, des établissements d’enseignement, des organismes ou des institutions spécialisées;
  2. la participation à des activités de formation structurées offertes en milieu de travail;
  3. le fait d’agir à titre de conférencier, de formateur ou de préparateur pour des formations reconnues par l’Ordre liées à l’exercice de votre profession;
  4. la rédaction et la publication d’articles ou d’ouvrages liés à l’exercice de votre profession;
  5. la participation à des projets de recherche liés à l’exercice de votre profession;
  6. le fait d’agir comme mentor ou superviseur, pour une durée d’au plus 15 heures par période de référence;
  7. la participation à des comités ou à des conseils d’administration liés à l’exercice de votre profession, pour une durée d’au plus 10 heures par période de référence;
  8. la participation à une activité d’autoapprentissage, liée à l’exercice de votre profession, telle que la lecture, le mentorat, la participation aux groupes de discussion et le codéveloppement, pour une durée d’au plus 15 heures par période de référence;
  9. la supervision individuelle, pour une durée d’au plus 15 heures par période de référence ou d’au plus 30 heures par période de référence si vous êtes titulaire d’un permis de psychothérapeute délivré conformément au chapitre VI.1 du Code des professions (chapitre C-26).

Consulter le règlement

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